Création 2014

« Matière à Rire » de Raymond Devos


Création en coproduction avec le Moulin 9
de Niederbronn en janvier 2014
En tournée depuis 2014, plus de 60 représentations
Festival d’Avignon 2015 (Théâtre Cinévox)

Le 30 janvier 2014 séance scolaire à 14h15
Les 31 janvier et 1er février 2014 à 20h30

A l’Espace Culturel de Vendenheim
du 06 au 08 février 2014 à 20h30

A la Salle Braun de Metz
le 15 février 2014 à 20h30

Au Caveau Littéraire de Saint-Louis
le 20 mars 2014 à 20h30

A l’Auditorium du Musée Würth à Erstein
le 23 mars 2014 à 16h

A la Médiathèque Josselmann de Rosheim
le 30 septembre 2014 à 20h30

A l’Auditorium du Pont du Gard
le 08 novembre 2014 à 20h

Au Café Culture de Saverne
le 18 décembre 2014 à 20h15

Au Café Brant de Strasbourg
le 28 janvier 2015 à 20h

A la Salle du Musée de Saint-Dié des Vosges
le 03 avril 2015 à 20h30

A la Salle Saint-Michel de Herrlisheim
le 08 avril 2015 à 20h

A la Salle des Fêtes de Biesheim
le 10 avril 2015 à 20h

A la Médiathèque de Rouffach le 14 avril 2015 à 20h

A la Salle Culturelle de Waldighoffen le 18 avril 2015 à 20h

Aux Jardins de la Ferme Bleue à Uttenhoffen le 04 juin 2015 à 20h

A l’Hôtel du Département du Bas-Rhin Journée de la Lecture Publique
le 06 juin 2015 à 10h30

Au Festival d’Avignon 2015, au Théâtre Cinévox, Place de l’Horloge,
du 04 au 26 juillet 2015 à 14h15

Au Café Culture de Saverne le 10 octobre 2015 à 20h15

Au RiveRhin de Village-Neuf le 16 octobre 2015 à 20h30

A l’Illiade à Illkirch le 30 octobre 2015 à 20h

A l’Espace Athic à Obernai le 06 novembre 2015 à 20h30

Au Café Brant de Strasbourg le 16 décembre 2015 à 20h

Au Casino des Faïenceries de Sarreguemines le 22 janvier 2016 à 20h30

A la Scène de Pfaffenhoffen le 30 avril 2016 à 20h30

A la Ville de Strasbourg à Epfig les 17 et 18 juin 2016 à 20h45

A l’Espace Culturel des Sept Arpents de Souffelweyersheim
le 03 septembre 2016 à 20h

Au Fil d’Eau de la Wantzenau le 25 novembre 2016 à 20h30

Au Moulin 9 de Niederbronn le 10 décembre 2016 à 20h

Au Café Brant de Strasbourg le 14 décembre 2016 à 20h

A la Salle des Fêtes de Hoenheim le 27 avril 2017 à 20h15

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Raymond Devos, formidable clown du verbe, jongleur de mots, funambule de la syntaxe, nous emporte dans ses textes dans un océan de poésie, d’humour et de finesse, où les vagues de rires font place à une écume d’émotion et où le flux et le reflux nous font « marée » !

Ce magicien de l’écriture remet à l’honneur toute la beauté et la subtilité de la langue française, il la réinvente et la sublime !

Il se délecte d’univers étranges et surréalistes, où les ronds-points n’ont pas de sortie, les chiens parlent et se prennent pour des humains, les gens courent faire leurs courses au marché et où le quotidien débouche systématiquement sur des situations absurdes et délirantes, dans un esprit jubilatoire et fantaisiste !

Il place au cœur de son chemin d’auteur son extraordinaire capacité d’émerveillement, qui fait de lui et des spectateurs, des enfants pour la Vie !

« Quand on dit qu’il n’y a plus d’enfants, des petits peut être, mais des grands ! »

Raymond Devos nous manque…
Sa liberté, sa fantaisie, sa dérision, son cynisme, son humour et son intelligence nous feraient le plus grand bien aujourd’hui !

Raymond Devos nous touche…
Il nous livre son intimité, ses angoisses, ses blessures, ses joies et ses éclats de rire…avec une générosité et une vérité saisissante !

Raymond Devos nous interpelle…
Son regard ciselé et aiguisé sur le monde et l’humanité est unique !
Il décortique les sentiments, analyse les comportements avec ses yeux d’humain fragile et sensible !

Raymond Devos nous parle à l’oreille, nous chuchote quelques vérités, toujours avec une grande humilité et beaucoup d’autodérision !

Il fait partie de ces grands artistes que l’on aimerait entendre aujourd’hui, parler de ce monde globalisé et déshumanisé, de ce moment de l’humanité où l’humain fabrique un monde où il n’est lui-même plus le bienvenu, de cette fameuse « crise » qui n’est pas qu’économique ou financière, mais aussi identitaire, existentielle… « crise » de la dépossession, de la perte de contrôle de l’homme sur le monde et sur lui-même, début sans doute d’une longue déshérence, d’une perte sans retour.

Mais aussi de cette fraternité oubliée, de ce monde enfermé sur lui-même, atrophié par des soucis matérialistes égocentrés et sans espoir.

Raymond Devos est un grand artiste et un poète rare car il réinvente le monde.
Il le triture, le malaxe, le déconstruit pour mieux le faire entendre et comprendre.

Raymond Devos est un artiste différent, unique et original qui restera longtemps dans nos cœurs, car ses textes finalement ne parlent que d’une chose, d’Amour !

C’est pour toutes ces raisons que je me sens « si proche de Devos » !

Raymond Devos est vivant !

Christophe Feltz
Comédien, metteur en scène
29 décembre 2014

Mise en scène Christophe Feltz
Collaboration artistique Chantal Richard
Lumière et scénographie Daniel Knipper
Piano Grégory Ott
Univers sonore Francesco Rees
Jeu Christophe Feltz
Costumes Rita Tataï
Régie son Léa Kreutzer
Vidéo Patrick Koestel

DNA

Création 2015

« Anachronique ! » d’après les « sept impromptus à loisir » de René de Obaldia, doyen de l’Académie française

Création en coproduction avec l’Illiade à Illkirch du 10 au 13 mars 2015 à 20h30

Rencontre avec l’auteur le vendredi 13 mars 2015 à 19h à l’Illiade et le samedi 14 mars 2015 à 13h à la Librairie Kléber de Strasbourg

Le 17 avril 2015 à 14h15 et 20h30 au Moulin 9
de Niederbronn


Visionner l’interview de Christophe Feltz sur France 3 Alsace

Visionner l’interview de Christophe Feltz sur Alsace 20

René de Obaldia, né en 1918 à Hong-Kong, doyen de l’Académie française depuis 1999, est un auteur majeur et incontournable de l’histoire théâtrale française et mondiale, avec comme compagnons de route « surréalistes » et du théâtre dit de « l’absurde » Jean Tardieu, Alain Robbe-Grillet, Jacques Audiberti, Roland Barthes, Eugène Ionesco et Samuel Beckett.
Il est traduit et joué dans le monde entier, mise en scène et interprété en France par les plus grands comme Jean Vilar, Michel Simon, Maria Casarès, Georges Wilson.
« Zeus ! Lorsque, il y a quelques années, je jetais ces « Impromptus » sur le papier, j’étais à mille lieux de soupçonner qu’ils allaient être traduits dans une vingtaine de langues et qu’ils entreprendraient joliment le tour du globe ! Quel embrasement ! » René de Obaldia.

De nombreux prix ont couronné sa carrière : Prix de la critique dramatique, du théâtre de l’Académie française, de l’humour noir, de la poésie, de la littérature, Marcel Proust, Molière d’honneur et du meilleur auteur.
Il propose un théâtre fait « d’heureux instants de complicité avec des spectateurs qui ne confondent pas nécessairement la gravité avec la pesanteur ».
René de Obaldia est un auteur clairvoyant et visionnaire de son temps, et sa profondeur se nomme audace, liberté, légèreté, fantaisie et extravagance. Son écriture est belle, forte, drôle et incisive, quant au fond, il est d’une puissance et d’une acuité sidérante.
René de Obaldia, en presque un siècle d’existence, a su analyser, décrypter, tirer des leçons, émettre des hypothèses et extrapoler sur les dérives d’une société en marche, aveuglée par ses principes et ses habitudes, mais sans jamais omettre de divertir son public.
Il s’agit à chaque fois de duos ou de trios, rondement menés, pleins de surprises et qui ne laissent jamais préjuger du dénouement. Obaldia met en perspective, transpose, parodie, et pousse jusqu’à l’absurde des traits de caractères ou des situations tout à fait ordinaires.
Il n’hésite pas à utiliser la tragédie antique, le vaudeville, des personnages historiques, des références théâtrales comme Shakespeare ou encore les mythes fondateurs, connus du plus grand nombre, afin d’éveiller des réminiscences et sensations qu’il torpille ensuite pour saisir le spectateur et l’amener au rire et à la réflexion.
Les lieux sont multiples : un théâtre, une masure, un intérieur petit bourgeois, un champ de cailloux !
C’est le lieu « théâtre » que nous avons retenu pour la cohérence de notre projet qui réunit trois textes de formes différentes, et qui nous parlent de sujets brûlants aussi divers que l’amour et ses dérives, la consommation et ses déchets, le progrès et ses incongruités, la connaissance et ses égarements …
Un théâtre, lieu de vie, de surprises, d’étonnement !
Lieu de tous les possibles et terrain de prédilection des acteurs.
« N’est-ce point la meilleure récompense pour un auteur qui ne croit pas à l’incommunicabilité, mais au contraire, à d’ardentes trouées dans la nuit du siècle, pour peu que se déroule – aux yeux d’un public fraternel et éveillé – le mariage du cœur et de l’esprit ? » René de Obaldia

Chantal Richard et Christophe Feltz

Mise en scène et adaptation Christophe Feltz, Chantal Richard
Jeu Christophe Feltz, David Lopez, Chantal Richard
Lumière et scénographie Daniel Knipper
Musique Francesco Rees
Costumes Rita Tataï
Photos Jean Louis Hess
Affiche Aurélie Guthmann

Extraits « Poivre de Cayenne »
Le Petit « Veux-tu que je te dise, il y a quelque chose de pourri au royaume de…du…de la… »
Le Grand « Du Danemark. »
Le Petit « Mince alors, comment tu sais ça ? »
Le Grand « Mon cousin germain…l’espoir de la famille. Il se destinait au théâtre.
Au moment où il venait de retenir cette phrase-là , il a eu une attaque »
Le Petit « Moi aussi j’aime bien le théâtre et j’aime bien penser. Faut que je pense, c’est plus fort que moi…Casser des cailloux, ça me laisse l’esprit libre…Mais toi, t’as aucune imagination : on te mettrait en Enfer, tu croirais que c’est l’Enfer ! Mais ici c’est le Paradis, tu m’entends, le Paradis ! »
Le Grand « D’accord, c’est le Paradis. Te fâche pas. Au Paradis on doit pas se fâcher. Deux copains comme nous… »
Le Petit « Quand même casser des cailloux ! Tu te rends compte ? A notre époque ! On se croirait au temps de Charles Martel ! »
Le Grand « Tu voudrais pas qu’on casse des nouilles ! »
Le Petit « Veux tu que je te dise, eh bien, on est anachronique.
Voilà ce qu’on est : a-na-chro-nique ! »